Lutte contre le coronavirus : Des bonnes volontés à l’assaut du frigo vide


Le Burkina Faso est frappé depuis le 09 Mars par la pandémie du covid-19. Et pour briser la chaine de la propagation, de nombreuses mesures ont été prises par les autorités. Des mesures qui ne sont pas sans conséquences sur le panier de la ménagère. Dans l’intention d’apporter de l’assistance aux personnes démunies en cette période de crise sanitaire, des vivres ont été remise à des personnes démunies de a ville de Ouagadougou. Une opération effectuée ce 05 avril 2020, dans le quartier kalghondin de Ouagadougou, au secteur 24 par Moussa Edouard OUEDRAOGO et ses camarades.


Les habitants du quartier kalghondin de Ouagadougou, ne vont pas de sitôt oublier la date du 05 avril 2020. En ce jour, le traineau du père noël a marqué une halte dans ce quartier, et ce, avant Noël. En effet, conscient des difficultés économiques que traversent certains ménages, liées à la pandémie du Coronavirus, un groupe d’amis résidents au quartier Kalghondin a décidé de faire du porte à porte pour soulager les personnes démunies. « Ayant habité longtemps dans ce quartier, je connais ses réalités. C’est un quartier, où beaucoup sont dans le secteur informel. Ce sont des gens qui pour la plupart exercent au niveau du grand marché, soient des marchands ambulants dans les bars et maquis, et qui aujourd’hui sont touchées de plein fouet par les mesures de lutte contre le coronavirus. Une autre difficulté, c’est que le principal marché où les femmes partaient chercher leurs pains quotidiens a été fermé. Donc ce sont des familles démunies doublement touchées », a fait savoir le représentant du groupe, Moussa Edouard Ouédraogo. A en croire ce dernier, ce sont plus de 200 ménages qui bénéficieront de cette action. « Chaque kit, contient du riz, du haricot, du savon et de l’huile qui permettra à chaque famille de pouvoir au moins survivre et avoir de quoi manger pendant une semaine, en supposant que chaque ménage compte au minimum 5 personnes», a-t-il fait savoir. Aussi à travers ce geste, le groupe souhaite voir de bonnes volontés emboiter le pas et venir en aide aux personnes les plus démunies et par la même venir à bout du covid-19.


Accompagner par la croix rouge, les bénéficiaires des kits ont également ont eu droit à des messages de sensibilisations visant la prévention du covid-19. Une action fort louable les habitants du quartier n’ont pas manqué de saluer. « Nous n’avons pas de mot pour remercier ces personnes, car si je parle beaucoup je vais me mettre à pleurer. Que Dieu bénisse ces personnes, ça c’est une œuvre utile. Il y a des ménages vraiment qui traversent des difficultés liées à cette crise, qui n’arrivent pas à se nourrir, donc on ne peut que saluer cette initiative », a confié le chef de Kalghondin. Et à Safiatou Kouanda d’ajouter : « ce n’est pas facile depuis l’arrivée de cette pandémie. Tout est bloqué, il n y a pas d’argent pour nourrir la famille ». Selon elle également, ces jeunes qui ont eu cette idée, doivent être encouragés.

La Merveille

burkinanews.net

2 pensées sur “Lutte contre le coronavirus : Des bonnes volontés à l’assaut du frigo vide

  • 19 avril 2020 à 22 h 13 min
    Permalien

    Depuis l’eclatement de la crise sanitaire a covid 19, les mesures edictees par l’Etat ivoirien sont en application dans la region du Sud-Comoe. Ces mesures sanitaires concernent le port du masque, le lavage des mains, la distanciation sociale de 1 metre, l’utilisation du gel hydroalcoolique, la limitation des places dans le transport en commun, etc. D’autres dispositions fortes dont l’etablissement de la frontiere sud du Grand Abidjan, sur la A 100, au niveau du village de Kakoukro-Limite, constituent de nouvelles donnes auxquelles les populations essaient de s’adapter. Dans le secteur informel, M. Consty, couturier dans la commune d’Aboisso, indique que le monde de l’habillement connait depuis deux mois sa periode de vache maigre. Et ce, a le suivre, la clientele, bien qu’on se situe en periode de Paque, se fait rare.« Cette situation, relate Consty, nous cause des difficultes de tous genres. Les clients preferent l’alimentation plutot que se confectionner un vetement. L’aide de l’Etat ou d’autres bonnes volontes sera la bienvenue pour tenir face aux charges sociales et professionnelles », pense-t-il, laissant entendre que le meme souci est partage par l’ensemble de ses collegues. Pour D.H, coiffeur, les choses ne sont pas egalement reluisantes. A l’entendre, la peur d’etre infecte par des instruments souilles plonge ses clients habituels dans la crainte. Au niveau de la restauration, c’est le grand desastre. En illustration, la Place Allexis Elleingand Etche, lieu de rejouissance et de la bouffe, est aujourd’hui meconnaissable. Il y regne un calme plat et les baches descendues donnent l’aspect d’un espace en ruines. Meme decor a l’entree d’Aboisso dans le bourg d’Assouba. Les lieux de restauration naguere pris d’assaut, de jour comme de nuit, sont aux mains des proprietaires abandonnes a leur sort. Au niveau du transport, les conducteurs qui ne veulent pas rester oisifs, ont mis sur pied des lignes pour gerer la crise. D’Aboisso a N’Zikro, le passager debourse 500 F pour le voyage. Une fois pied a terre, il est happe par les tricycles qui proposent leurs services. Non sans realiser d’importants benefices.

    Répondre
  • 14 avril 2020 à 11 h 59 min
    Permalien

    Relativement au secteur de l’agro-industrie, une entreprise specialisee dans le traitement de fond de tasse a mis ses travailleurs en conge technique. « La direction de notre societe nous a mis en conge technique renouvelable », a corrobore un encadreur de planteur. Concernant la vente des journaux, l’activite est tout simplement sinistree. « Avant la crise du covid 19, les invendus de journaux se situaient entre 60% et 80%. Actuellement, les choses empirent ». Comme explication, Coulibaly Arouna, correspondant d’Edipresse a Aboisso, trouve que l’activite politique qui cree l’engouement au niveau de la vente, n’a plus cours. Car, explique-t-il, du fait de la « treve », tous les journaux ne parlent que de la pandemie de coronavirus. « Les acheteurs qui ont pour sources, plusieurs canaux d’informations ne voient plus rien de nouveau. Les affaires politiques etant noyees. Et puis, du fait l’arret des championnats sportifs, les journaux de sport ne paraissent plus » eclaire-t-il davantage. Au demeurant, tous nos interlocuteurs appellent de leur v?u des mesures de soutien pour tenir le coup.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *