Mouvement syndical au Burkina : la coalition des syndicats libres se démarquent de toute manifestation


La coalition des syndicats libres et indépendants dans la déclaration ci-dessous invite l’ensemble de ses militants et sympatisants à se démarquer de tout arrêt de travail ou de toute forme de manifestation tendant à fragiliser davantage le climat social du Burkina. Lisez plutôt
Les Centrales syndicales : CNTB – CSB – FO/UNS – ONSL – USTB
Les Syndicats autonomes : SAIB ; SYSFMAB ; UGMB ; SNESS ; SNEAB ; SATEB ; SYNAPAS ; SYNATIP-B ; SYNATRAS ; SYNAPEP ; SYNADH ; SYNATRENF ; ONACOM.B ; SYNACOM.B ; FNTT ; SPESS ; OSCB ; FESEB ; SNEP ;SYNETI ;STAGE ;SYNAPEPB ; SYNAPOSPB ; UCRB ; FESBACI ; SYNAGRI ; SUMAC ; FSCB ; STOB ; SYNTAH ; FENAME ; SYNATEC –BTP ; FESTRACOM ; SYNTSEA ; FNTCS ; FEDERATION DE LA METALLURGIE ; SYNTEC ; SYNTRAP ; SYNASEP ; SYNTRAPHA ; SYNCODEM ; SYNTEFAB ; SYNNAVFL ;SYNTBP ;SYNNETBA. ; SNTS/SONABEL ; SYNTEA/ONEA ; SNTL/SH/LNSP ; OSPS/CNSS ; SYNTEFP ; SYNALEPB ; SYNEFAB ; SNTBB ; SYNATRAP/BF ; SYNAMICAB ; SYNAPBTCOM ; SYNTRA-ENEP ; SYNATRACTB ; SYNAPRAB ; SNGPB ; SNTASNTR ; SYNATFITEX ; SNTS/SONABEL ; SYNTEA/ONEA ; SNTL/SH/LNSP
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DECLARATION DE LA COALITION DES SYNDICATS LIBRES ET INDEPENDANTS
SUR LA SITUATION NATIONALE.
Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de la coalition des syndicats libres et indépendants, peuple du Burkina Faso !
Face à la situation nationale où la démocratie peut être remise en cause, la coalition des syndicats libres et indépendants composée de centrales syndicales et syndicats autonomes a décidé de se prononcer sur les questions d’actualité suivantes :
La pandémie de la covid19
Le terrorisme
La gouvernance
Les revendications syndicales
De la pandémie de la covid19 :
Le Burkina Faso, à l’instar de la quasi-totalité des pays du monde a été frappé et l’est toujours par la pandémie du coronavirus qui a fait son apparition en Chine depuis le 8 décembre 2019.C’est le 9 mars 2020 que notre pays a enregistré ses premiers cas et dès lors  les autorités ont pris des mesures pour stopper la progression du fléau mais aussi pour prendre en charge les cas confirmés .De ce fait, les mesures barrières entreprises dans l’optique de mettre les populations à l’abri de cette covid 19ont ipso facto engendré sur le monde du travail des conséquence son ne peut plus graves. Ainsi, nous avons pu assister çà et là à des ruptures de contrats de travail, à des baisses de revenus dues à l’arrêt ou à la réduction des activités etc. Cela a engendré une grande pression sur les personnels soignants qui se démènent inlassablement pour les prises en charge des malades du coronavirus et les conseils sur les mesures barrières à prodiguer. C‘est justement le lieu ici de rendre un vibrant hommage à ces milliers de femmes et d’hommes de la santé qui affrontent avec abnégation cette maladie dans le souci de protéger le peuple Burkinabé. Nous saluons également le courage des femmes et hommes de presse qui constituent des relais incontournables dans la communication relative à cette lutte contre la pandémie.
Cependant, L’arbre ne doit pas cacher la forêt, dit-on. Cette crise sanitaire nous a endeuillés, a fragilisé davantage notre tissu économique et a surtout mis à nu les limites de notre système sanitaire .Il est plus que temps pour le Burkina Faso de sortir du tâtonnement, de la non capitalisation des acquis et du financement au rabais pour s’occuper du secteur de la santé, conséquemment.
L’une des mesures visant à contenir la propagation de la maladie fut la fermeture des classes à partir du 16 mars 2020. Cet arrêt brusque des cours a failli conduire à une année blanche dont les conséquences seraient désastreuses pour une longue période , à l’instar de ce qui se passe dans l’enseignement supérieur et de la recherche .Fort heureusement ,les mesures barrières édictées par les autorités et respectées par les populations ,les chiffres de contagion en baisse ont permis une reprise effective des activités pédagogiques depuis le 1er juin 2020 avec les classes d’examen au niveau du MENAPLN. Là également, nous saluons le sens élevé de responsabilité des autorités en charge de l’éducation, des enseignantes et enseignants ,des parents d’élèves, des élèves et étudiants et les structures syndicales qui a permis au pays d’aller vers l’achèvement de l’année scolaire 2019-2020  .Il revient donc aux enseignantes et enseignants, accompagnés par le ministère en charge de l’éducation d’œuvrer à consolider les acquis des élèves dès la rentrée prochaine afin de minimiser la baisse de leur niveau qui se profile à l’horizon si rien n’est fait en terme de rattrapage. Cela requiert en amont le règlement de la dette sociale (Avancement, reclassement, bonification, indemnité spécifique…) qui impacte négativement les conditions de vie et travail des enseignants. Doit-on rappeler que l’éducation est à la fois le piédestal et le tremplin du développement d’une société et qu’aucun prix n’est de trop dans ce secteur !
Du terrorisme
Depuis janvier 2016, la sécurité de notre pays s’est dégradée dans son ensemble mais de façon plus accrue à l’Est, au Nord et au Sahel. En effet, de nombreux blessés ont été enregistrés, de nombreuses pertes en vies humaines sont constatées, et les déplacements de populations fuyant les attaques terroristes sont légion. Comme on peut le constater, notre patrie est très endeuillée, la paupérisation gagne la paysannerie qui est la couche importante de notre peuple. Nous interpelons vivement le gouvernement à prendre à bras le corps cette préoccupation vitale afin d’atténuer la souffrance gravissime de nos paysans. Une fois de plus, la sécurisation de nos populations est une priorité et il ne faut aucunement lésiner sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité. A ce niveau, la coalition salue la prise en compte de certaines de ses recommandations issues de son forum d’Octobre 2019. Nous saisissons donc l’occasion pour féliciter et encourager nos FDS qui abattent un travail titanesque pour la sécurisation de nos différentes populations.
De la bonne gouvernance
S’il y a un secteur qui peut écorcher l’image d’un pays et peser négativement sur son développement c’est bien celui de la gouvernance. Une gouvernance maladroite des affaires publiques conduit inéluctablement à un chaos. Nous assistons ces derniers jours à une gestion décriée de la chose publique. En effet, les récentes révélations de la presse qui mettent en cause certaines autorités de notre pays nous inquiètent à plus d’un titre : enrichissement illicite, détournement de fonds publics, corruption etc.
Notre pays peut-il espérer un quelconque développement avec de tels agissements ? La moralité ne doit en aucun cas être en pointillée quand on est aux commandes. C’est pourquoi la coalition des syndicats libres et indépendants exige que toute la lumière soit faite sur toutes les affaires de corruption révélées par la presse et les structures de lutte contre la corruption. Un assainissement de la gestion publique devient impératif.
Des revendications syndicales
Sans conteste, la question de l’application de l’IUTS sur les indemnités et primes des agents de la fonction publique reste jusqu’à ce jour un point qui a focalisé l’attention de l’opinion nationale.
Elle a suscité au niveau des travailleurs de la fonction publique des mouvements auxquels certaines organisations membres de notre coalition ont pris part à travers une grève du 18 au 20 mars 2020. Ces mouvements ont occasionné des suspensions inédites et des coupures abusives de salaire que nous dénonçons. De ce fait, compte tenu des enjeux, nous appelons le gouvernement à ouvrir diligemment une large et franche concertation avec les différents acteurs autour de la question de l’IUTS.
En plus de la levée de bouclier contre la forme actuelle de l’application de l’IUTS, d’autres revendications des travailleurs étaient en stand-by depuis belle lurette et visaient l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il est donc capital d’accorder également une attention à ce niveau.
Cette montée des revendications et la nécessité de procéder à une refondation du système de rémunération avaient poussé le gouvernement et les forces vives à entamer la conférence sur le système de rémunérations des agents de la fonction publique. Notre coalition qui a pris part à ces travaux exige la finalisation et la mise en œuvre des conclusions des travaux en question. Notons sans tergiverser que les revendications des travailleurs répondent essentiellement à un besoin d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Elles répondent aussi à un besoin de justice et d’équité dans le traitement salarial des travailleurs. Au regard de tout cela, notre coalition exige du gouvernement :
La prise de mesures fortes pour stopper la corruption ;
L’accompagnement conséquent des agents de santé dans la lutte contre la covid 19 ;
La reprise des négociations gouvernement/Syndicats.
La prise de mesures pour soutenir les travailleurs du formel et de l’informel ayant perdu une partie ou l’entièreté de leurs revenus due aux mesures prises pour contenir la covid 19.
La finalisation et l’application des travaux de la conférence sur le système de rémunération des agents de la fonction publique.
Le règlement de la dette sociale (avancement, reclassement, bonification…)
Le rétablissement des salaires suspendus ou indûment coupés.
Toutefois, en attendant des instructions venant de nos structures respectives allant vers un durcissement de ton si les préoccupations ci-dessus mentionnées ne sont pas prises en compte par le gouvernement dans des délais raisonnables, la coalition des syndicats libres et
Indépendants invite l’ensemble de ses militantes et militants, sympathisantes et sympathisants à se démarquer de tout arrêt de travail ou de toute forme de manifestation tendant à fragiliser davantage le climat social.
Vive la coalition des syndicats libres et indépendants !

Pour la coalition,
Le porte-parole

Paul N KABORE, SG / ONSL

Une réflexion sur “Mouvement syndical au Burkina : la coalition des syndicats libres se démarquent de toute manifestation

  • 3 juillet 2020 à 14 h 24 min
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    Quand on se contente de dénoncer même quand il y’a ocassion de le prouver sur le terrain !
    On ne sait plus quoi penser !

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