Économie : Le secteur minier alloue 25 milliards au développement local.

Le ministre des mines et des carrières, Oumarou IDANI avec à ses côtés le directeur général du BUMIGEB, Aristide Aimé ZONGO ont procédé ce hier vendredi 4 septembre 2020 à Ouagadougou, au lancement officiel du mois de redevabilité dans le secteur des mines au Burkina. Prévu du 04 au 27 septembre, il vise à réarmer la vitalité du secteur minier, présenter les résultats engrangés ainsi que les efforts déployés pour améliorer la gouvernance pour le bien-être des populations.

En 2015, la contribution du secteur minier au PIB du Burkina est passée de 7,9% à 12,4% en 2018, selon le ministre Oumarou Idani dans sa communication. Au titre de l’année 2019 au regard des crises sécuritaires et sanitaires que le pays traverse, la balance est retombée à 10,4%, a-t-il ajouté. « Nous avons initié cet espace de redevabilité pour dresser le bilan de la mise en œuvre du Plan national pour le développement économique et social (PNDES) dans le secteur des mines avant son terme » a-t-il ajouté.
Au Burkina Faso, on enregistre 17 mines en exploitation en 2020 contrairement en 2016 où on ne dénombrait que 10 mines. Pour ce qui est de la production aurifère annuelle, elle est passée de 38,5 tonnes en 2016 à 26,5 tonnes au premier semestre de l’année 2020. Des performances qui prouvent que le secteur minier se porte bien et est en pleine essor, à en croire Oumarou Idani, ministre des mines et carrières dans sa communication.

L’application difficile de certains textes majeurs du code minier s’est aussi invitée dans les échanges. Plus précisément les articles 101 et 102 du code minier de 2015. Sur ces inquiétudes, le ministre a laissé entendre qu’’il faut tout de même reconnaitre que 41 projets de loi sur 50 ont été adoptés et les autres suivront. « L’application des articles 101 et 102 du code minier de 2015, pourrait avoir un impact sur notre développement. » a-t-il ajouté.
Pour Oumarou Idani, ministre des mines et des carrières, en 2015, les investissements locaux remontaient à 2 milliards de francs CFA, mais en 2019, ces investissements sont passés à 4, 8 milliards et pourraient même atteindre la barre des 5 milliards en 2020. « Le secteur minier du Burkina finance le développement local à hauteur de 25 milliards par an et cela depuis l’opérationnalisation du fond minier de développement local » a-t-il dit.
Des résultats engrangés qui réjouissent le premier responsable du ministère qui n’a pas manqué de féliciter et encourager tous les acteurs du secteur minier, ses collaborateurs ainsi que les partenaires pour leur franche collaboration dans l’atteinte de ces résultats.

A la suite, du ministre des mines et des carrières, c’est le directeur général du BUMIGEB, Aristide Aimé ZONGO qui a fait un exposé sur sa structure. Depuis sa création en mai 1978, le bureau des mines a toujours œuvré à rendre le secteur minier attractif, a-t-il dit. Ses missions principales consistent à l’améliorer de la connaissance géologique, hydrogéologique et minière du Burkina. Le bureau des mines œuvre aussi à assurer les contrôles miniers que l’état lui confère.
Ce mois de recevabilité qui se tiendra du 04 au 27 septembre 2020 et sous le thème : « Mois de redevabilité dans le secteur minier burkinabè », sera ponctuer par une caravane de presse du 11 au 16 septembre 2020 dans l’ouest du pays, des visites terrain sur des sites miniers, mais aussi des communications sur l’impact de la covid-19 sur le secteur minier africain, une cérémonie de valorisation des résultats obtenus de la modernisation du cadastre minier, etc. Avant de prendre congé de ses hôtes du jour, le ministre des mines a eu droit à une visite guidée des services techniques du BUMIGEB ainsi que les équipements techniques et roulants acquis par le bureau des mines pour mener à bien ces missions.

Hamadou BOUDO.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *