Éducation : « Il n’y a pas de raison que Bassolma Bazié soit sanctionné par le conseil » dixit, Me Prosper Farama.

Reporté par deux fois, le conseil de discipline qui oppose Bassolma Bazié, professeur en Science de la Vie et de la Terre (SVT) au Lycée Philippe Zinda Kaboré et le du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN) s’est finalement tenu ce lundi 21 septembre 2020 à Ouagadougou. Débuté vers 10h, c’est autour de 13h que ledit conseil a pris fin. L’intéressé devra attendre un mois pour connaitre le verdict des membres du conseil de discipline.

« Depuis sept (7) ans, Monsieur Bazié est noté 9/10 par ses supérieurs hiérarchiques, au lieu de lui décerner une médaille, contre toute attente c’est une décision à comparaitre en conseil de discipline qu’on lui adresse » a regretté son avocat, Me Prosper Farama. Mon client n’est pas au-dessus de la loi, si on estime qu’il a fauté, il est normal qu’on le juge, mais ici aucune faute n’a été commise, a-t-il ajouté.

Des regrets, Me Prosper farama en a aussi au sujet de la mise en œuvre pratique de loi sur la permanence syndicale au Burkina. « Il est regrettable qu’un état qui admet la permanence syndicale, puisse reprocher à un responsable syndical de ne pas accomplir son volume horaire reparti aux enseignants » a-t-il dit.

Qu’à cela ne tienne, l’avocat de Bassolma Bazié fonde l’espoir que leur argumentation devant le conseil, puisse être prise en compte par les membres qui le compose, car selon lui, cette affaire est loin d’être une affaire de conseil de discipline. « Si nous nous tenons aux considérations objectives figurantes dans le dossier, il n’y a pas de raison que Monsieur Bazié soit sanctionné par le conseil » a-t-il ajouté.

Dans un mois, le mis en cause, devra être situé sur la décision des membres du conseil de discipline, a conclu Me Prosper Farama, l’avocat de l’accusé.

Les grandes lignes du conseil dévoilées à la bourse du travail.

Après le conseil, la foule, restée à quelques mètres des lieux sous un soleil ardent, a fait route vers la bourse du travail pour un compte rendu dudit conseil.

Souleymane Badiel, SG de la F-SYNTER a dévoilé aux organisations syndicales, les trois (3) points qui ont animé les débats en conseil. Primo, le conseil a demandé à l’accusé, Bassolma Bazié de faire un exposé sur les faits qui lui sont reproché, lequel exposé a été suivi des questions des membres du conseil, a-t-il dit. Secundo, un appel à témoin a été effectué par le conseil, suivi aussi de l’intervention de l’avocat de l’accusé sur le dossier et enfin les représentants syndicaux présents dans la salle ont été invités à donner leur appréciation sur le dossier, à en croire Souleymane Badiel, SG de la F-SYNTER.

Pour Souleymane Badiel, les organisations syndicales n’ont jamais été contre le conseil de discipline, au contraire elles souhaitent cela pour les agents récalcitrants de l’administration. « Le pouvoir actuel tente de contourner les problèmes actuels en créant d’autres problèmes » a-t-il ajouté. Néanmoins, les organisations syndicales fondent l’espoir que ce conseil de discipline puisse servir de cadre pour régler le problème sur les permanences syndicales au Burkina.

Avant de connaitre les recommandations des membres du conseil de discipline, invite a été donnée aux mouvements syndicaux à rester serein, déterminer puis mobiliser autour des préoccupations actuelles des travailleurs. « Les membres du conseil de discipline nous ont assuré que les différentes recommandations nous serons transmises par écrit », a conclu Souleymane Badiel, SG de la F-SYNTER.

BGH

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