Santé: « Le diabète est en constante progression au Burkina » Dr Marie Emmanuelle Zouré, Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles.

Le Burkina Faso à l’instar des autres pays du monde a célébré le 14 novembre dernier, la journée mondiale du diabète. Pour marquer d’une pierre blanche cette célébration le ministère de la Santé à travers la direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM), ainsi que des ONG et association dont l’ONG santé diabète ont animé une conférence de presse. Objectif, interpeller les populations sur l’ampleur de cette maladie. C’était ce 17 novembre 2020 à Ouagadougou.

« Le personnel infirmier et le diabète ». C’est sous ce thème qu’a eu lieu la célébration de la journée mondiale du diabète au Burkina Faso, le 14 novembre dernier. En effet, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), en 2019, 463 millions de personne dans le monde souffraient de ce mal. La directrice de la prévention des maladies non transmissibles, le Dr Marie Emmanuelle Zouré a indiqué que le diabète constitue un motif de plus en plus fréquent de consultation dans les formations sanitaires. Non dépisté ou mal contrôlé, le diabète détériore le fonctionnement des organes vitaux et entraîne de graves problèmes de santé, foi de Dr Zouré. D’après elle, selon une enquête nationale du ministère de la Santé en 2013: « la prévalence globale du diabète était de 4,9% au sein de la population de 25 à 64 ans qui représente environ 1 million de burkinabè qui sont atteints par la maladie. De 3849 cas de diabète en 2013, le Burkina enregistrait 13780 cas en 2013 ». Toujours selon elle, si ces chiffres montrent que le diabète est en constante progression au Burkina, le nombre de patients diabétiques détectés, traités et suivis dans les services de santé est infime par rapport à ce qui est attendu.

En plus, Contrairement à ce que pourraient penser certaines personnes, il n’y a pas de causes définies pour le diabète, mais plutôt de facteurs, selon le Dr Madeleine Rouamba . Pour ce qui est des facteurs, elle a cité les facteurs de risque non modifiables notamment l’hérédité, l’âge et le sexe. Ainsi que les facteurs de risque modifiables dont la mauvaise alimentation, le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, le manque d’activité physique et la sédentarité. « Le diabète ne se guérit pas complètement…», a-t-elle fait savoir. Par ailleurs, Dr Marie Emmanuelle Zouré a souligné que le diabète diminue le système immunitaire,« or pour lutter contre la Covid, l’organisme a besoin de système immunitaire beaucoup plus résistant. Chose que le diabétique n’en dispose pas », a-t-elle déclaré. Pour éviter le diabète, Dr Rouamba a recommandé aux populations d’adopter les mesures préventives en se dépistant périodiquement, en évitant la surconsommation des aliments sucrés, salés et trop gras, en évitant la sédentarité, l’obésité et le surpoids. « Il n’y a pas encore de traitement prouvé pour la guérison du diabète, mais détecté plus tôt on peut équilibrer son diabète », a-t-elle poursuivi.
Le diabète est une maladie non transmissible. Il est caractérisé par une hyperglycémie chronique en lien avec une production insuffisante d’insuline par le pancréas.


Burkinanews.net

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