Élections 2020 : La société civile africaine valide le scrutin du 22 novembre 2020.

Après le scrutin du 22 novembre 2020, l’organisation non gouvernemental ‘’AFRIQUE ESPERANCE’’ dresse le bilan de sa mission d’observation et fait des recommandations pour une paix durable au Burkina Faso. C’était ce mardi 24 novembre 2020 au cours d’un point de presse à Ouagadougou.

Conduite par une vingtaine d’observateurs déployés dans les régions du Centre, de l’Ouest et de l’Est, la mission d’observation des élections couplées de novembre 2020 de la société civile africaine a visité environ 390 bureaux de vote à travers le pays. De façon générale, les élections se sont bien déroulées à en croire, Oyéoussi Charles Balogoun, Chef de la mission d’observation. « Contrairement aux autres pays de la sous-région appelés cette année 2020 à conduire des élections, le Burkina Faso a fait preuve de maturité, de grandeur dans la tenue du scrutin du 22 novembre 2020 » foi de Oyéoussi Charles Balogoun, Chef de la mission d’observation. Même si la mission a relevé quelques manquements surtout sur le respect du quota genre, elle salue tout de même l’engagement de toutes les parties prenantes qui ont contribué à un scrutin apaisé.

Confronté au défit sécuritaire, le Burkina a gagné le pari d’organiser les élections. Une prouesse dont le mérite revient aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) selon les conférenciers. « La présence des FDS dans certains bureaux de vote a permis d’éviter les actes de violences et de débordements » ont-ils dit. La mission d’observation a jugé aussi le taux de participation encourageant et au-dessus de la moyenne. « Chapeau aux organisations de la société civile qui ont œuvré depuis des mois dans la sensibilisation et les plaidoyers au vote » a laissé entendre Oyéoussi Charles Balogoun, Chef de la mission d’Observation.
En somme, le scrutin du 22 novembre est crédible, transparente et a respecté les principes internationaux d’organisation des élections selon les conférenciers du jour. Pour eux, « les défaillances relevées ne sauraient entacher la fiabilité du scrutin »
Par ailleurs, les conférenciers invitent le gouvernement et la société civile à continuer à appuyer la CENI dans ses missions, à prendre des mesures pour plus de participation des femmes aux élections et éviter la vindicte populaire et les troubles à l’ordre public. Aux candidats, la mission d’observation les appelle au respect des résultats issus des urnes et à privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux. « La sortie médiatique des partis de l’opposition hier n’est pas républicain, c’est des actes qui soulèvent la population et qui ternies l’image du pays » a conclu Oyéoussi Charles Balogoun, Chef de la mission d’observation.

BGH

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